Les précurseurs des projections lumineuses

2025Alain Bouldoires

Cette exposition numérique sur les précurseurs des Projections Lumineuses présente une histoire des Projections à travers les portraits de personnages emblématiques qui ont marqué l’évolution de ces techniques. Le spectateur y trouve un déroulé des figures ayant contribué à la connaissance aussi bien théorique que pratique des Projections Lumineuses, de la Camera Obscura à la Lanterne Magique et autres inventions. De nombreux ouvrages ont traité de l’optique, d’abord pour comprendre le fonctionnement de l’œil puis le principe du rayonnement dans une Camera Obscura, instrument qui restitue une image à l’envers. Mozi (479-392 avant JC) serait l’un des premiers à identifier ce phénomène optique. Philosophe chinois, il mentionne le passage des rayons lumineux par un trou d’épingle dans un « lieu de rassemblement ». Cette « salle du trésor enfermée » forme une image inversée. D’une certaine manière, on peut aussi considérer que l’allégorie de la Caverne (livre VII de La république) de Platon (428-348 avant JC) mettant en scène la projection d’ombre sur un mur, est la première manifestation du phénomène de la Camera Obscura. Les notions de rayons lumineux et de réflexion sont connues à l’époque d’Euclide (300 avant JC) et de Ptolémée (100-168 avant JC). Puis Aristote (384-322 avant JC) précise le principe optique de la Projection Lumineuse. Il faut cependant attendre le Traité d’optique en 6 volumes (écrit entre 1015 et 1021) du mathématicien et physicien arabe Ibn-al-Haythyam dit Alhazen pour que les lois de la réfraction soient énoncées. Plusieurs siècles plus tard, Léonard De Vinci (1452-1519) donne une description d’un « œil artificiel » qui rejoint celle de la Camera Obscura. Une nouvelle étape est franchie avec les premiers instruments d’optique au XVIIe siècle qui permettent l’expérimentation. Les astronomes Johannes Kepler (1571-1630) et Galilée (1564-1642) utilisent et développent ces outils et Isaac Newton (1643-1727) analyse la décomposition de la lumière. Mais la connaissance et l’observation ne furent pas les seuls usages des phénomènes d’optique. La fantasmagorie et les effets magiques ont permis, dès l’antiquité, de simuler des apparitions, de produire des mystères et des incantations jusqu’à en faire des spectacles très prisés au XIXe siècle. Le célèbre Nostradamus (1503-1566) notamment utilisait un miroir magique pour ses séances de divination. Puis l’objectif va faire son apparition et les instruments se perfectionner. L’apparition de la lanterne magique fait entrer l’histoire des projections lumineuses dans une nouvelle phase. Le développement des lunettes astronomique, des téléscopes et des microscopes vont être à l’origine d’une accélération des progrès scientifiques à partir du XVIIe siècle. Les instruments de mesure et d’observation deviennent ainsi les outils courant du monde des sciences.

Alain Bouldoires. Les précurseurs des projections lumineuses. 2025. ⟨hal-05575570⟩ (lien externe)

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BOULDOIRES, Alain, 2025. Les précurseurs des projections lumineuses [en ligne]. November 2025. Disponible à l'adresse : https://hal.science/hal-05575570v1

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