DUT ASSC – Métiers et débouchés

Métiers et débouchés

Le DUT permet d’exercer la fonction d’animateur au sein d’associations, municipalités, communautés de communes dans les structures suivantes : MJC, des centres sociaux et socioculturels, des services municipaux d’animation, des foyers de jeunes, des centres de vacances, des centres d’accueil périscolaire, des établissements d’accueil de personnes du troisième âge maisons de retraite, établissements spécialisés), des organismes de formation en vue d’une insertion sociale et professionnelle, des ateliers d’expression et de création, des centres culturels, des foyers habitat jeunes (foyers de jeunes travailleurs) etc.

En tant qu’animateur généraliste, il peut s’adapter aux attentes de groupes en vue de développer les potentialités de chacun. Il pourra proposer des ateliers d’expression corporelle, organiser des activités éducatives, de loirs, participer à la formation permanente des adultes, aux actions d’alphabétisation, proposer des visites culturelles, des rencontres débats, élaborer et mettre en œuvre des projets d’animation auprès de différentes populations, créer des événements, initier des rencontres inter générationnelles, insuffler du lien social… Ses tâches sont de plus en plus variées, allant de la prise en charge des loisirs à l’accompagnement de démarches d’insertion, en passant par toutes les situations de médiation sociale et culturelle.

Les animateurs professionnels relèvent de plusieurs conventions collectives nationales: celle de l’animation, celle des centres sociaux, etc. et leurs appellations dépendent des postes qu’ils occupent et de leurs employeurs. Ainsi le générique « animateur » peut être qualifié par un type de public (enfant, jeunes, familles…) ou par un domaine d’intervention (social, culturel, d’insertion…). Les animateurs peuvent aussi relever d’autres intitulés selon les postes occupés, les compétences développées et les responsabilités qui leur sont confiées : animateur de secteur, animateur de projet, coordinateur d’un service, d’un projet, d’un dispositif (enfance, jeunesse, prévention, parentalité…), directeur d’un équipement socioculturel, d’une association etc.

Le DUT ASSC ne prépare pas aux brevets de l’animation volontaire (Bafa, Bafd) mais prépare à l’animation professionnelle. Le DUT permet également d’envisager d’accès à des études complémentaires comme des Licences professionnelles ou générales.

Anciens étudiants

Après son DUT, Charlotte G. a travaillé dans un service d’accompagnement spécialisé pour des enfants handicapés atteints de trisomie 21. Son travail consistait à favoriser leur autonomie, dans leurs déplacements, dans leur scolarité etc. Elle a passé un diplôme d’Etat relatif aux fonctions d’animation (DEFA). Puis elle a pris un poste de coordinatrice d’un secteur d’activités périscolaires pour des enfants, employée par une association, au service d’une commune de la communauté urbaine de Bordeaux. Elle gère l’organisation d’une équipe, les relations avec les directeurs d’écoles, les familles. Fin 2010, son ancien employeur la sollicite pour occuper un poste d’éducatrice qu’ils créent auprès des enfants et jeunes en situation de handicap, poste qu’elle rejoint.

Après son DUT et quelques mois en ludothèque, David S. prend un poste d’animateur socioculturel en emploi jeune en maison de retraite à Limoges. Il y travaille toujours et a été titularisé. Il a passé un diplôme d’Etat d’animateur (DEFA) en 2006 et a lancé le groupement des animateurs en gérontologie en Haute Vienne, relais du mouvement national. Il a trouvé sa voie professionnelle en institution pour personnes âgées alors que durant ses études il n’y avait pas du tout pensé. Un article de la revue « Doc’animation en gérontologie » de l’été 2010 retrace son parcours.

Shonu W. est venu de Nouvelle Calédonie par le programme Cadres Avenir pour se former à l’animation. Il a effectué des stages remarquées au sein de l’association des Petits Débrouillards Aquitaine. Diplômé du DUT, il a suivi durant une année la Licence professionnelle en Intervention sociale de  Coordination de projet de développement culturel et social en milieu urbain qu’il a validée avec succès. A son retour en Nouvelle Calédonie, Shonu est entré au cabinet du maire de Nouméa comme chargé de projet pour les quartiers et assistant du chef de cabinet. Son discours positif sur la jeunesse, son expérience diversifiée  et son parcours de formation en font un acteur local reconnu et écouté. A lire: un article de mars 2010.

Déjà versé dans les nouvelles technologies pendant sa formation au DUT, Stéphane D. a confirmé ses compétences d’animateur socioculturel après son diplôme au sein d’associations où il a développé des projets en multimédia et ressources numériques. Ses multiples expériences et sa technicité l’ont conduit à être nommé directeur de la Maison des Jeunes et de la Culture de Luchon (http://www.mjcluchon.com) qui a ouvert un profil Facebook. A lire: un article de La Dépêche de mars 2010.